Il était une fois HigherEdMe

En 2012, je dirigeais une association d’écoles supérieures. A cette époque, avec quelques collègues, nous avons décidé de construire une école très innovante appelée TalentCampus, où les gens apprennent des compétences intra-personnelles et inter-personnelles afin de développer leur talent. Cette expérience a été un succès. Nous avons formé plus de 3.000 personnes et participé à révéler leur potentiel, quels que soient leur âge ou leur milieu social.

Nous nous sommes dit : « Pourquoi se limiter au territoire national? Poussons l’expérience jusqu’aux étudiants étrangers, sous la forme d’une école d’été ! ».

Nous avons donc commencé à en parler aux médias et directement aux écoles étrangères. Mais presque personne n’a répondu. Nous pensions que c’était dû au coût. Donc on a décidé de rendre la formation gratuite. Mais encore une fois, personne n’a répondu.

La raison était qu’il est très difficile d’atteindre des étudiants à l’étranger. Dès lors, comment donner des opportunités aux élèves si on ne peut pas les atteindre?

Nous avons fini par annuler l’école d’été et j’étais très déçu.

Une nouvelle vie

Puis j’ai changé de travail. Et je suis devenu entrepreneur. Je me suis rappelé de ce problème, et je me suis dit « Et si je construisais un système où les écoles et universités pourraient trouver facilement des étudiants étrangers?  »

Mais je ne savais pas programmer. Je n’avais pas de solution, juste le désir de résoudre ce problème que j’avais vécu. Pour aller plus loin, de toute façon, j’avais besoin de savoir si d’autres avaient eu le même problème d’attractivité. Donc j’ai fait mes devoirs, j’ai étudié le marché international. Et j’ai découvert comment les établissements font habituellement.

Cela a été un vrai choc

En résumé, j’ai compris que les établissements avaient 3 options :

1/construire des partenariats, difficiles à équilibrer, qui prennent du temps et à la fin les étudiants ont peu de choix ;

2/utiliser des agents, très efficaces parce qu’ils s’occupent de tous les papiers, mais ils facturent 10 à 20% des frais d’inscription.

3/utiliser des kits médias et acheter de la publicité, très cher si on veut être visible sur toute la planète.

Chaque option finit par une augmentation sur les frais d’inscription. Et du côté des étudiants, cela a l’air très compliqué de trouver un établissement, comprendre son offre, si les crédits sont transférables et le coût de la formation.

Avec tous les sites de rencontres pour trouver l’amour, une voiture ou une maison, pourquoi nous n’utilisons pas ces technologies pour permettre à des étudiants d’entrer en contact avec des établissements?

Je devais construire une solution, mais pas seul

J’avais vraiment besoin d’un associé technique pour y arriver. Et un jour, j’ai rencontré Pierre-Alexandre pendant une présentation à Lyon. Il avait un projet un peu fou et assez inutile (http://www.chemspeak.eu/). Mais très drôle. J’ai sû qu’on s’entendrait bien.

On a discuté de l’idée de construire cette plateforme où les universités contactent les étudiants, et on a décidé de passer du temps sur le projet.

Et quelques mois après, nous avons eu la chance de rencontrer  BPI France, qui a décidé de soutenir le projet financièrement, sur une base de 50%.

Il fallait trouver encore 50% pour commencer.  J’ai travaillé de nombreuses journées pour y arriver, et j’y suis arrivé, et Pierre-Alexandre de son côté a réussi à faire un prototype.

Nous avons fait les premiers tests

En Août, nous avons décidé de voir si nous trouvions des étudiants. Le challenge était le suivant : « Est-ce qu’on peut collecter 50 souhaits d’études à l’étranger en 1 mois? »

On en a reçu 49. Donc on a décidé de continuer et de créer l’entreprise, de rendre la mise en relation gratuite pour les étudiants, et presque gratuite pour les établissements (en tout cas moins cher qu’un abonnement téléphonique international). Nous avons basé nos valeurs sur le respect de l’étudiant, et une transparence totale.

HigherEdMe est né en novembre 2015

Nous avons construit une bonne équipe d’amorçage, installée dans nos bureaux, et rencontré de nombreuses écoles pour présenter la plateforme. Nous sommes en Mai 2016 maintenant, les fonds se font rares, mais nous avons réussi à recueillir plus de 10.000 souhaits d’études à l’étranger, et les premières mises en relations se produisent.

Les Bourgogne Angels interviennent à la rentrée 2016

Grâce au soutien des Bourgogne Angels et aux premices de chiffre d’affaire, nous pouvons continuer l’aventure. Nous structurons l’équipe en embauchant nos premiers salariés et participons au salon de l’EAIE à Liverpool en Septembre, à la rencontre de plus de 5000 professionnels du recrutement d’étudiants internationaux. Les choses deviennent sérieuses et nous devons adopter de nouvelles technologies pour plus de fiabilité.

Aujourd’hui, 28 octobre 2016, HigherEdMe fête son 1er anniversaire

L’entreprise compte 7 personnes, aide plus de 13000 étudiants à être repérés par plus de 120 professionnels de l’enseignement supérieur à travers le monde.

 

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